Entre quête de sens et religion du plaisir

 

Entre quête de sens et religion du plaisir

 

Avec le développement de la psychologie humaniste, et de plus, celui du plein potentiel humain, surtout en Amérique du nord, le plaisir et sa quête – souvent sous le titre du « bonheur » – ont pris une importance, ceci à bien des égards, ce que l’on a rarement vu, du moins, depuis l’époque romaine.

La religion, la philosophie, la politique et même la science ne peuvent y échapper.

De nombreuses études ont été menées sur le plaisir et ses effets, sur sa quête, chez l’individu ou encore dans la société avec une tendance qui porte à croire que l’humain a enfin trouvé le Graal tant recherché.

 

Pourtant, l’humain de par son expérience millénaire et moderne, à travers la philosophie ou la psychologie nous a révélé que la vie de l’individu commence par le déplaisir et le plaisir et que la vie collective est basée sur l’un au dépend de l’autre et que tous ne sont pas égaux devant le Dieu du plaisir…

 

Que le plaisir ne peut exister sans son contraire, que l’un est intrinsèquement lié à l’autre, et que de plus, parfois, ils se mêlent et entremêlent jusqu’à perdre leur différenciation…

 

Alors, si le plaisir a, à l’évidence, une place capitale dans l’existence de l’homme, soyons suffisamment honnête de ne pas promettre un miroir aux alouettes, de ne pas oublier son pendant le déplaisir et finalement, les très grandes inégalités existantes entre les individus et les sociétés dans ce domaine.